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Parallèlement au chantier du collège classique, Sainte-Barbe s’agrandit au niveau de l’enseignement supérieur avec l’ouverture de classes préparatoires à la rentrée de 1835. La nouvelle école est installée dans les locaux de l’ancien collège de Reims, entièrement séparée du collège classique. Le succès est rapide car, en 1853, plus du tiers de la promotion reçue à Polytechnique était pensionnaire à Sainte-Barbe. Sainte-Barbe, doit remédier au problème du logement des élèves. L’expérience du collège classique en ce domaine ayant été positive, l’institution réitère l’organisation d’un chantier. Un ancien élève de l’architecte Labrouste, Ernest Lheureux, propose les plans de l’école préparatoire. Afin de réunir le collège et l’école préparatoire, un aménagement des voies est proposé. Les rues de Reims, du Four et d’Écosse sont supprimées, au profit du collège Sainte-Barbe. Le projet est une des réussites de la société : « notre École préparatoire, au point de vue de son local, de son installation matérielle, était à peu près restée jusqu’ici ce qu’elle était il y a trente ou quarante ans, c'est-à-dire sombre, étroite, triste. Aujourd’hui que le bien être matériel est la première loi de l’existence, il faut convenir que la vue de notre École préparatoire n’avait rien de précisément attrayant. Le luxe de nos rivaux leur a fait, plus d’une fois, donner la préférence. Nous avons tenu à les battre même sur ce terrain ». Les démolitions commencent en 1881, et à la rentrée de 1882, les élèves rentrent par la rue Valette. Deux ans plus tard, les locaux sont inaugurés et font l’objet de reportages nombreux dans la presse architecturale.

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Mais les finances du collège s’aggravent. En 1892, Sainte-Barbe obtient une aide financière de l’État qui lui permet de ne pas fermer ses portes. Six ans plus tard, l’État achète le collège pour la somme de 2 900 000fr. et le reloue à la société anonyme pour 225 000fr par an. L’année du nouveau siècle, Sainte-Barbe est au bord de la faillite et réussit à négocier un loyer d’un franc symbolique à l’État pour permettre au collège de survivre. Suite à cette situation bancale, les locaux du collège Sainte-Barbe sont attribués à la bibliothèque Sainte-Geneviève et détruits. Les élèves de Sainte-Barbe suivent alors leurs cours dans les bâtiments de l’ancienne école préparatoire à partir de 1950. Toujours géré par un conseil d’administration, le collège Sainte-Barbe, en proie à de perpétuelles difficultés financières, dues notamment à sa volonté de rester entièrement privé et de ne pas passer de contrat avec l’État, augmente ses frais. En 1998, Sainte-Barbe ferme définitivement ses portes aux élèves.